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Invisible Monsters. Chuck Palahniuk

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Je suis certaine que vous avez tous un ou des magasins qui vous font tous jubiler et qui vous font saliver à la vue d’objets plus merveilleux les uns que les autres.  De beaux petits magasins qui vous rappellent vos souvenirs d’enfance comme votre magasin de jouets favoris.

En ce qui me concerne, mon magasin de jouets favoris pour adulte est le suivant = tout ce qui se rapproche de prêt ou de loin à une librairie.  Au risque de me répéter, je vais effectivement le faire à nouveau.  Lorsque je pénètre l’enceinte d’une librairie, je redeviens tout simplement une gamine entourée de tous les plus beaux jouets du monde.

À mon grand désespoir (le portefeuille en moi qui parle), j’ai plusieurs librairie à quelques pas de mon travail.  Mon vice à moi, eh oui, les livres.  Je peux passer des heures à regarder les rangées de tous ces bouquins aux formes et couleurs différentes.

Dîner que j’avale en plus ou moins 5 minutes, donc 55 minutes à me pavaner un peu partout dans les librairies.  J’ai découvert plusieurs auteurs de cette façon, auteurs dont je n’aurais probablement jamais découvert l’existence.

Voilà comment j’ai découvert Chuck Palahniuk parce dans les faits, j’ai été attiré par la couleur et les images des couvertures de ses livres.  (Paranthèse : Je trouve toujours cela très drôle d’avoir fait d’aussi belles découvertes à la simple vue de couvertures attirantes.  Concour de circonstances et bien-sûr, de la cahnce.)   Vous vous rappellez du célèbre film Fight Club ?  Moi je m’en rappelle très bien mais je n’avais aucune idée qu’il s’agissait d’un livre à la base.  Écrit par qui ? Vous l’aurez deviné, Chuck Palahniuk.

Invisible Monsters, un chef d’oeuvre littéraire quant à moi et un de mes coups de coeur de mes lectures 2011 (n’oubliez pas que je bouffe un livre à la semaine).

Il s’agit de son troisième livre à être publié, publication qui a eu lieu en 1999, mais dans les faits, Invisble Monsters aurait dû être le premier livre à être publié par Chuck Palahniuk.  La publication d’Invisible Monsters n’a pas eu lieu comme prévu puisque l’éditeur était d’avis que le livre était un peu trop dérangeant et perturbant.

Il s’agit de l’histoire d’une jeune fille sans histoire avec les mêmes problèmes que tous les gens normaux peuvent avoir un jour ou l’autre dans leur vie, mannequin et d’une beauté troublante, qui se retrouve du jour au lendemain avec un visage complètement défiguré suite à un accident par balle.

Sa vie se retrouve complètement chamboulée sur toutes les sphères possibles, tant au niveau sentimental qu’au niveau phyique.

Elle fait la rencontre de la charmante Brandy Alexander, une “Drag Queen” qui tente de lui enseigner l’art d’avoir une nouvelle identité et par le fait même, une nouvelle vie.

Histoire renversante sur le plan émotionnel, familial et amical avec une fin incroyable qui selon moi est clairement imprévisible.

Site web : Chuck Palahniuk


Lecture. Ghislain Poirier et le fiasco Flying Lotus à la S.A.T.

Ghislain Poirier n’est pas un homme très loquace. Du moins, sans le connaitre, c’est l’impression qu’il me donne… Et comme je suis le roi du shortcut mental, j’ai probablement associé le fait que sa musique soit instrumentale (bon ok, ya quand même pas mal de vocal sur ces tracks mais ce sont toujours des featurings et jamais sa propre voix) et un peu surement aussi au fait qu’il semble relativement timide.

Timide ou pas,  ça ne l’a pas empêché de prendre sa plume pour faire part à notre charmant (j’ai pleins d’autres qualificatifs qui me viennent en tête, mais comme ma maman pourrait tomber sur ces écrits, je préfère mettre charmant) maire de ses questionnements quant à la vocation de cette mystérieuse Place des Spectacles et aussi, pour essayer de comprendre, comment avons nous pu en arriver en arriver à un fiasco comme celui du concert de Flying Lotus à la SAT.

Je pense qu’on est pas mal unanime pour dire que ce genre de situation cause des torts irréparables à la scène culturelle montréalaise ainsi qu’à tous ses artisans. Et maintenant qu’on a bien cerné le problème  et qu’on a identifié clairement qu’elle équipe (voir ci haut, juste à coté de charmant) a le pouvoir d’arrêter l’hémorragie, je pense qu’il est temps qu’on passe au next level. Alors, je redemande encore une fois à notre très cher et charmant maire: Agissez tabarnak!

MONTRÉAL : FAIRE FACE À LA MUSIQUE

April 13, 2010

Montréal, 13 avril 2010

MONTRÉAL : FAIRE FACE À LA MUSIQUE

Monsieur Gérald Tremblay, maire de Montréal,

Montréal se targue d’être une ville culturelle, ouverte aux artistes et aux musiciens. Or, je constate que ce n’est que de la poésie, car les faits sont tout autres.

Je ne m’attarderai pas sur le zèle, voire le harcèlement constant, des policiers envers plusieurs bars et salles de spectacles (Zoobizarre, Main Hall) durant la dernière année pour me concentrer sur un cas bien précis qui met en lumière la flagrante contradiction d’une volonté politique boiteuse: le Quartier des spectacles.

Le 25 mars dernier, un résident s’est plaint au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) de la musique forte émanant de la SAT (Société des arts technologiques), située en plein coeur du Quartier des spectacles sur le boulevard Saint-Laurent au coin de la rue Sainte-Catherine. Quelques minutes plus tard, des policiers arrivaient sur les lieux.

Selon le communiqué des organisateurs d’I Love Neon, la police a demandé de baisser «le volume du système de son de la SAT à un niveau qu’elle jugeait convenable et [les] a avertis de ne pas le dépasser».

La SAT a décidé de limiter dorénavant le volume de façon à éviter les visites policières. Par conséquent, les organisateurs d’I Love Neon vont déménager leurs prochains événements car ils considèrent cette baisse de volume comme inadéquate pour pleinement apprécier la musique dans leurs soirées. Par ailleurs, d’autres promoteurs vont s’ajuster à cette nouvelle mesure à la SAT.

Sur le site web du Quartier des spectacles, le premier objectif mentionné dans la vision des membres du Partenariat est d’«utiliser la culture comme levier de développement». Sa « vitalité doit être soutenue et consolidée par des mesures incitatives, telle la mise en place d’espaces de création abordables, qui s’appuient sur les actifs culturels existants ». [I1]

Mesures incitatives?

Les festivals Mutek et Elektra gagnent ex-aequo le 25e Grand Prix du Conseil des Arts de Montréal et qu’apprend-on la même semaine? L’une des principales salles qu’utilise Mutek pour la diffusion de ses spectacles est brimée. Des répercussions négatives qui se feront sentir pour une quantité d’événements futurs, tous styles musicaux confondus.

Monsieur le maire, qu’est-ce que vous êtes en train de faire à Montréal? Quelle est réellement la vision collective actuelle pour une métropole culturelle d’avant-garde? Je suis grandement inquiet.

Il est difficile de comprendre le message derrière ce « quartier coloré qui conservera une marginalité tonifiante, dans un contexte plus sécuritaire et inclusif ». [I1] C’est dans cette optique qu’il est temps d’être plus clair dans vos intentions et de faire face à la musique en ce qui concerne le Quartier des spectacles et la ville dans son ensemble sur le plan de son approche et de sa vision culturelle incluant les petits événements, cette «marginalité tonifiante».

Je suis l’un des artisans de cette scène, je suis musicien, DJ et promoteur. J’ai joué maintes fois au Zoobizarre, à la Casa Del Popolo, au Main Hall, à la SAT, au Club Soda, au Métropolis, et j’en passe. Je voyage fréquemment à l’étranger, du Brésil à l’Australie, des États-Unis à la Suède. Je représente Montréal partout où je vais. Quand on me demande si Montréal est une ville accueillante pour les musiciens et artistes, mon constat est devenu plutôt pessimiste. J’aimerais tant pouvoir dire le contraire.

Ghislain Poirier (Poirier – DJ/producer)

via BAP via Ghislain Poirier


Mixe. Mad Decent – The Fader Mix

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Nick Catchdubs pond un article très intéressant pour la 50e du magazine The Fader qui raconte l’histoire derrière les soirées hollertronix, pourquoi sont t’elle si populaire.

Mad Decent (Diplo + Paul Devro) signe une trame sonore digne d’un 50e avec ce mixe remplie de gems qu’il rendent disponible en téléchargement… gratuit évidemment.

Mad Decent – Fader Mix (via Discobelle)

Tracklist:
Kid Cuti – Day & Night (Jokers of The Scene Remix) {Fool’s Gold}
KW Griff – Phil Collins
Remi Nicole – Rock ‘N’ Roll (Lee Mortimer Remix)
Roundtable Knights – Freaks of Desire {Arcade Mode}
Nifty – Nifty {Atlantic Jaxx}
Jackie Chain – Blinded By The Light {Paper Route Records}
Diplo – I’m So Hood Dubplate
MC Creu – Danca Do Creu
MC Nemen – Come Queto
Katalina – DJ Girl
DJ Sega – Bodies Hit The Floor {Hollertronix}
Blaqstarr – My Smacked Bitch {Hollertronix}
DJ Sega – Dig {Hollertronix}
Trip – Who’s That (Jack Beats Remix) {Ahead of The Game}
Kissy Sell Out – Harriet (Kissy’s Special Annie Mac Edit feat. Bolt
Action Five)
Pomomofo – Back at the Club (Boy 8-Bits Emotional Hardcore Remix)
Alan Braxe & Fred Falke – Defender {Vulture}
Crookers – Purple Lens Game
Odyssey – Who {WWA}

FADER 50: The New Club + Mad Decent Mix via Discobelle

Mad Decent Myspace


Lecture – Kevin Barnes – Are you a sell out?

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Que celui ou celle qui a su conserver intact l’hymen de sa propre conscience sociale lui jette la première pierre!!

C’est dommage parce que ça m’aurait crissement fait du bien de lancé des cailloux ou du bitume au visage d’un affaibli, mais je devrai me retenir, car il y a moult années que j’ai perdu ma virginité.  Ça vous surprend vraiment? Désolé de péter votre bubulle mais j’étais certain que vous étiez au courant.  Bon ben tant qu’à avoir lâcher le morceau aussi bien y aller à fond…

Shocking Truth: j’ai batifolé à outrance avec M. Capitalism.  Tellement que maintenant, j’ai le trou complètement slaque.

Je me suis même fait dépuceler à 15ans .  En signant de mon sang un contrat qui me liait corps et âme au monstre américain Toys’r’Us.  Un sugar daddy généreux qui me donnait assez d’oseille pour mener la vie de Barbie reine dont j’avais toujours rêvé.

Bien sûr que j’avais conscience que je travaillais pour un magnat du type WalMart, une entreprise qui sous-paie ses propres employés en et qui achète ses produits à des cies qui eux, les fabriquent dans des usines insalubres par des kids travaillant pour l’équivalent d’un bout de pain, mais merde!! je n’étais qu’un pauvre ado dodu tordu confus qui vacillait constamment entre le beurre et l’argent du beurre.

(Bon, je pourrais continuer cette charmante histoire en vous racontant chronologiquement les nombreux événements où j’ai cêder à l’appât du gain, mais ce serait redondant et je finirais par m’éloigner du sujet alors concluons si vous le voulez bien)

Kevin Barnes persiste et signe un texte cinglant où il fustige les détracteurs qui reprochent à Of Montreal d’avoir participé à diverses campagnes de pub dans le but de se remplir les poches. Prendre l’argent des plus riches plutôt que celle des fans?!? Ouh là là, c’est vilain ça!

Sell Out?  Absolument pas.  Du moins pas de mon point de vue.  Évidemment, c’est une perception relative qui varie selon les individus, selon leur conviction.  Je vais maintenant tenter de renforcir mon propos en comparant 2 groupes pris que je viens tout juste d’inventer…

Of Montreal.  Groupe A:

  • 10ans de longévité (et ça continue)…
  • 8 albums + une pléiade de remix et rarities disponibles sous plusieurs formats.
  • Lorsqu’ils sont en tournée, Of Montreal Groupe A modifie constamment la tracklisting et les costumes excentriques pour que chaque spectateur ait une expérience unique.
  • Accepte l’argent de grosse compagnie privé en échange de leur participation à des commerciaux.  Shitload of Money.
  • En revanche, ils ne vendent pas d’album live ou de remix(ok, presque pas), ils les offrent gratuitement sur le web à ceux qui le veulent bien.

DJ Champion Groupe B:

  • 2 ans de longévité
  • 1 album, 1 album de remix, 1cd/1dvd live.  Tous 3 payant faut-il le rappeler.  Winner Champion Groupe B qui  laisse Spectra  sa cie de disque abuser de ses fans & Shitload of money
  • Tête d’affiche du Jazz Fest en 2006. Visibilité hallucinante, commanditaires omniprésents.  Shitload of Money.
  • Musique pour pubs.  Shitload of Money
  • Neverending tournée de presque 3ans (combien d’arrêts à Montreal? 7-8?) où les mêmes fucking songs sont joué dans le même fucking ordre…  Ou presque.  Shitload of Money

Of Montreal Un accepte l’argent des grosses compagnies privées pour ne pas enculer ses fans.

Champion L’autre se fait un max de fric en pressant le citron jusqu’à la dernière goutte, en y extirpant la pulpe avec une cuillere et en passant la pelure à la rape pour être sur qu’à la fin, il ne reste rien du dit citron.

Parenthèse pour Douchebag Championet ses G-Strings Groupe B:  J’ai rien contre le groupe, d’excellents musiciens, la musique qu’ils font n’est pas mauvaise et ils sont passionnés.  Ils ont tout mon respect sur ce qu’ils ont accompli, surtout pour l’avoir accompli au Quebec.

Ce qui me fait total halluciner c’est qu’on criait et qu’on crie encore que c’est innovateur, que c’est rafraichissant, que c’est un génie… Innovateur? Euh… Rhinocerose, ça ne vous dit rien?  Rafraichissant ? OK, oui… l’été que le disque est sorti. Un génie? tabarnak, expliquez-moi comment vous pouvez dire ça après seulement un putain d’album?

Good Night.  Be joyful.

Lire Kevin Barnes -Selling Out isn’t Possible (via BandeaPart)

T-Mobile Ad feat. Of Montreal